
Nous avons tendance à considérer le libre arbitre
comme notre capacité à prendre des décisions.
Choisir un métier.
Choisir un partenaire.
Choisir un lieu de vie.
Choisir une direction.
Pourtant, lorsque nous observons notre existence avec honnêteté, une question apparaît :
Sommes-nous réellement libres de nos choix ?
Ou bien nos décisions sont-elles le résultat de notre histoire, de nos conditionnements, de nos peurs, de nos croyances et de nos habitudes inconscientes ?
Depuis des siècles, philosophes, psychologues et scientifiques tentent de répondre à cette question.
Mais si le libre arbitre ne se situait ni dans le contrôle absolu de notre vie ni dans l’illusion d’une liberté totale ?
Et s’il reposait plutôt sur notre capacité à nous relier à une dimension plus vaste que notre personnalité ?
Au-delà du mental : une autre intelligence à l’œuvre
La plupart de nos choix quotidiens sont influencés par ce que nous connaissons déjà.
Nous cherchons naturellement la sécurité.
Nous reproduisons des schémas familiers.
Nous évitons l’inconfort.
Nous prenons souvent des décisions cohérentes avec l’image que nous avons construite de nous-mêmes.
Dans ce fonctionnement, le mental agit comme un formidable outil d’adaptation.
Mais il fonctionne également à partir du passé.
Il analyse, compare, anticipe et projette à partir de ce qu’il connaît déjà.
Comment pourrait-il alors nous conduire vers quelque chose de véritablement nouveau ?
C’est notamment l’une des hypothèses explorées par le physicien Philippe Guillemant dans ses travaux sur la conscience et la nature du temps.
Selon lui, notre réalité ne se construirait pas uniquement à partir du passé. Nous serions également en interaction permanente avec un ensemble de futurs potentiels.
La conscience pourrait alors jouer un rôle de médiateur entre ces possibilités futures et notre expérience présente.
Le libre arbitre ne consisterait plus seulement à choisir entre plusieurs options connues, mais à reconnaître parmi ces potentiels celui qui cherche à se manifester dans notre existence.
Le futur est-il déjà présent sous forme de possibilités ?
Cette vision peut sembler déroutante, car nous avons appris à considérer le futur comme quelque chose qui n’existe pas encore.
Pourtant, si nous observons notre expérience, il nous arrive parfois de ressentir qu’une direction cherche à émerger avant même que nous puissions l’expliquer.
Une intuition persistante.
Une rencontre qui paraît évidente.
Un projet qui s’impose naturellement.
Ou encore cette sensation étrange d’être attiré vers quelque chose que nous ne comprenons pas encore complètement.
Dans l’hypothèse proposée par Philippe Guillemant, le futur ne serait pas totalement écrit. Il existerait sous la forme de multiples trajectoires potentielles, certaines plus cohérentes que d’autres avec ce que nous sommes appelés à devenir.
La conscience pourrait alors capter certaines informations issues de ces futurs possibles avant même que le mental ne les comprenne.
Cela ne signifierait pas que notre destin est déjà fixé.
Au contraire.
Cela signifierait que plusieurs trajectoires sont disponibles et que notre liberté réside précisément dans notre capacité à nous orienter parmi elles.
Mais comment cette orientation serait-elle possible ?
C’est ici qu’intervient un concept particulièrement intéressant : celui de l’épaisseur du temps.
L’épaisseur du temps : une autre vision du présent
Nous avons l’habitude d’imaginer le présent comme une frontière infinitésimale séparant le passé du futur.
Pourtant, selon Philippe Guillemant, notre conscience ne fonctionnerait pas à partir d’un instant ponctuel.
Elle évoluerait dans ce qu’il appelle une épaisseur de temps.
Autrement dit, notre expérience du présent ne serait pas réduite à un point fixe mais à une fenêtre temporelle au sein de laquelle plusieurs informations sont simultanément intégrées.
Cette idée est particulièrement intéressante lorsqu’on la rapporte à la question du libre arbitre.
Si nous étions enfermés dans un présent instantané, nos décisions seraient simplement la conséquence mécanique de notre passé.
Mais si notre conscience accède à un volume temporel légèrement plus vaste, elle pourrait percevoir plusieurs possibilités avant que l’une d’elles ne se matérialise complètement.
Le libre arbitre n’apparaîtrait alors plus comme une capacité à créer, à partir du néant, notre avenir.
Il deviendrait la faculté de reconnaître parmi plusieurs potentiels celui qui cherche à émerger.
Les bifurcations de trajectoire
Dans cette approche, notre vie ne suivrait pas une seule ligne temporelle rigide. Elle évoluerait au sein d’un ensemble de trajectoires possibles. À certains moments, plusieurs chemins deviennent accessibles.
Une rencontre inattendue.
Une opportunité professionnelle.
Un changement de lieu de vie.
Une prise de conscience intérieure.
Ces moments peuvent parfois sembler anodins. Pourtant, ils contiennent parfois la possibilité d’une véritable bifurcation. Une nouvelle trajectoire cherche alors à émerger.
Le libre arbitre ne consisterait pas à créer cette trajectoire.
Elle existerait déjà sous forme de potentiel.
Notre liberté résiderait dans notre capacité à la reconnaître puis à choisir consciemment si nous souhaitons l’emprunter.
Dans cette vision, certaines synchronicités prennent un sens particulier.
Elles deviennent des indicateurs nous signalant qu’un changement de trajectoire est peut-être en train de se présenter.
La joie profonde pourrait également jouer un rôle essentiel.
Non pas l’excitation passagère du désir.
Mais ce sentiment intime d’alignement qui apparaît lorsque nous nous rapprochons d’une direction cohérente avec notre évolution.
Entre intuition et incarnation
Une erreur fréquente consiste à croire que toute intuition doit être suivie immédiatement.
Une autre consiste à ne faire confiance qu’au mental.
Dans les deux cas, quelque chose d’essentiel est perdu.
La conscience peut révéler une direction.
Mais l’incarnation conserve toujours son rôle.
Percevoir un potentiel ne signifie pas forcément qu’il est temps de le manifester.
Parfois, certaines compréhensions doivent encore mûrir.
Parfois, des peurs demandent à être traversées.
Parfois, les conditions concrètes ne sont pas encore réunies.
Le libre arbitre pourrait précisément se situer dans cette rencontre entre la conscience et l’incarnation.
La conscience perçoit.
Le corps ressent.
Le discernement évalue.
L’action matérialise.
La véritable liberté ne serait donc ni l’obéissance aveugle à une intuition ni le contrôle exclusif du mental.
Elle serait la capacité d’écouter ce qui cherche à émerger tout en choisissant consciemment le moment juste pour agir.
Ce que j’observe en bioanalogie et en clair-information
Les approches que j’utilise en bioanalogie et en clair-information ne reposent pas sur les travaux de Philippe Guillemant. Toutefois, certaines de ses réflexions sur la conscience, les potentiels futurs et les bifurcations de trajectoire résonnent avec ce que j’observe régulièrement en accompagnement.
Dans mes accompagnements, il est fréquent de voir apparaître des potentiels que la personne pressent déjà depuis longtemps.
Comme si une partie d’elle savait.
Mais qu’une autre partie n’était pas encore prête à faire confiance à cette information.
Certaines personnes sentent depuis des années qu’un changement est nécessaire.
D’autres perçoivent intuitivement qu’une nouvelle direction cherche à se présenter.
Pourtant, quelque chose résiste.
Non par manque de volonté.
Mais parce qu’un processus intérieur est encore en cours.
L’accompagnement ne consiste pas à prédire l’avenir ni à dire quelle décision prendre.
Il vise plutôt à mettre en lumière les informations, les mécanismes et les enjeux qui influencent la trajectoire actuelle.
Lorsque ces éléments deviennent conscients, une forme de clarté apparaît.
La personne retrouve alors sa capacité à discerner ce qui relève d’une peur, d’un conditionnement ou d’un véritable appel intérieur.
Une autre définition du libre arbitre
Et si le libre arbitre n’était finalement ni une illusion ni un pouvoir absolu ?
Et s’il était la capacité de participer consciemment à notre trajectoire d’évolution ?
Être libre ne consisterait peut-être pas à imposer notre volonté à la vie.
Mais à apprendre à reconnaître les potentiels qui cherchent à émerger.
À écouter les synchronicités lorsqu’elles se présentent.
À ressentir ce qui nous met profondément en joie.
À discerner le moment juste.
Puis à choisir, en conscience, si nous souhaitons bifurquer vers cette nouvelle réalité.
Car la véritable liberté n’est peut-être pas de créer notre chemin.
Elle est peut-être de devenir un partenaire conscient de la vie qui cherche à se déployer à travers nous.
Deux approches complémentaires
La Bioanalogie et la Clair-information travaillent toutes deux autour des structures inconscientes.
La différence réside principalement dans la porte d’accès utilisée :
- la Bioanalogie s’appuie sur la lecture symbolique de la clé de naissance,
- la Clair-information repose sur une lecture informationnelle issue de la psyché de la personne.
Ces deux approches peuvent être utilisées séparément ou combinées au sein d’un même accompagnement.
Stéphanie Poulakos
Rééquilibrage énergétique · Bioanalogie · Clair-information psychique
Séances en cabinet près d’Annecy et à distance.
