
L’anxiété est souvent associée aux pensées :
anticipation, inquiétude, scénarios qui se répètent, difficulté à arrêter le mental. Mais elle est aussi une expérience profondément corporelle.
Le rythme cardiaque peut s’accélérer, la respiration devenir plus courte, le ventre se nouer, les muscles se tendre. Certaines personnes ressentent une oppression dans la poitrine, une agitation difficile à contenir ou, au contraire, une grande fatigue. Le sommeil et la digestion peuvent également être perturbés.
Ces manifestations ne relèvent pas uniquement du mental. Elles impliquent le système nerveux autonome, qui régule une grande partie des fonctions automatiques de notre organisme et adapte en permanence notre état physiologique à ce que nous vivons.
C’est dans cette relation entre système nerveux, perception et corps que la sonothérapie et l’utilisation des diapasons peuvent trouver leur place.
Ce qui se passe dans le corps lorsque nous sommes anxieux
Notre organisme possède des mécanismes très anciens
qui lui permettent de réagir rapidement lorsqu’il perçoit une menace.
Le système nerveux sympathique participe à cette mobilisation. Le rythme cardiaque peut augmenter, la respiration se modifier, les muscles se préparer à l’action et l’attention devenir plus vigilante. L’organisme mobilise ses ressources pour répondre à la situation.
Cette réaction est normale.
Elle devient plus inconfortable lorsqu’elle persiste ou se déclenche fréquemment. Le corps peut alors rester dans un niveau de vigilance élevé alors même qu’aucun danger immédiat n’est présent.
Cela permet de comprendre pourquoi il est parfois si difficile de calmer une anxiété simplement en se raisonnant.
Nous pouvons savoir que tout va bien et continuer à sentir notre cœur battre plus vite. Nous pouvons comprendre qu’une peur est disproportionnée et conserver une boule dans le ventre. Nous pouvons nous répéter qu’il faut nous détendre tout en restant physiquement tendus.
Le corps et le mental ne reviennent pas toujours au calme au même rythme.
Le nerf vague et la régulation du système nerveux
Le nerf vague est l’un des principaux nerfs
impliqués dans le fonctionnement parasympathique. Il relie le cerveau à plusieurs organes, notamment le cœur, les poumons et une grande partie du système digestif.
Il participe ainsi à la régulation de nombreuses fonctions automatiques : rythme cardiaque, respiration, digestion et équilibre général du système nerveux autonome.
Son activité est notamment associée aux mécanismes qui permettent à l’organisme de retrouver un état plus calme après une mobilisation liée au stress.
La théorie polyvagale a largement contribué à faire connaître le rôle du système nerveux autonome dans notre manière de réagir à la sécurité et à la menace. Elle propose de considérer différents états physiologiques : mobilisation face au danger, immobilisation lorsque l’organisme est dépassé, mais aussi capacité à retrouver suffisamment de sécurité pour être disponible à ce qui nous entoure.
Cette lecture apporte un éclairage intéressant sur l’anxiété : nous ne vivons pas seulement une pensée anxieuse, nous vivons aussi un état physiologique.
L’anxiété modifie aussi notre attention
Lorsque nous sommes anxieux,
notre manière de percevoir notre environnement se modifie.
L’attention devient plus sensible aux informations susceptibles de confirmer qu’un problème existe. Une sensation inhabituelle dans le corps peut devenir préoccupante. Une pensée entraîne une autre pensée. Un événement futur est anticipé avant même qu’il ne se produise.
Ce phénomène peut entretenir l’état d’alerte.
Plus notre attention reste fixée sur une menace réelle ou supposée, plus le corps peut continuer à se comporter comme s’il devait s’y préparer.
C’est aussi pour cette raison que certaines approches passent par le corps et les perceptions sensorielles plutôt que par une nouvelle analyse de ce qui se passe.
La respiration, le mouvement, le toucher, le son ou les vibrations donnent à l’attention d’autres informations sur lesquelles se poser.
La sonothérapie appartient à cette famille d’approches sensorielles.
Qu’est-ce qu’un diapason thérapeutique ?
Le principe du diapason est simple.
Lorsqu’il est frappé ou activé, ses deux branches entrent en vibration et produisent une fréquence déterminée, exprimée en hertz (Hz). Un diapason de 128 Hz effectue ainsi 128 cycles de vibration par seconde.
Contrairement à un instrument de musique produisant une succession de notes, le diapason émet une fréquence relativement stable qui décroît progressivement jusqu’à disparaître.
En sonothérapie, il existe différentes manières de l’utiliser.
Le diapason peut être placé à proximité du corps afin que le son soit entendu. Certains diapasons, notamment les modèles lestés, peuvent également être mis en contact avec le corps par leur tige. La vibration mécanique est alors transmise localement aux tissus et perçue physiquement.
Cette seconde utilisation est particulièrement intéressante dans le travail corporel : le son n’est plus seulement entendu, la vibration est ressentie.
Le diapason 128 Hz
Le 128 Hz est l’un des diapasons
couramment utilisés dans les pratiques de sonothérapie corporelle.
Il produit une vibration suffisamment basse pour être facilement perceptible lorsqu’un diapason lesté est posé sur le corps. La vibration peut être ressentie localement puis se diffuser autour de la zone de contact.
C’est cette qualité vibratoire qui explique notamment son utilisation dans certains protocoles corporels consacrés au stress ou à l’anxiété.
D’autres fréquences peuvent également être utilisées, comme le 136,10 Hz, ainsi que des fréquences plus basses telles que 64 Hz ou 32 Hz. Elles produisent des sensations et des durées de vibration différentes.
Il n’est cependant pas nécessaire d’attribuer à chaque fréquence un effet thérapeutique précis pour comprendre l’intérêt du diapason.
Ce qui est directement observable est plus simple : une fréquence sonore est produite, une vibration mécanique est transmise lorsqu’il y a contact avec le corps et cette vibration génère une sensation corporelle.
Anxiété et sonothérapie : pourquoi utiliser les diapasons ?
La vibration crée une stimulation sensorielle localisée.
Lorsque le diapason est posé sur une zone du corps, nous pouvons sentir la vibration apparaître, se diffuser puis diminuer progressivement.
Cette sensation attire naturellement l’attention.
Pendant quelques secondes, l’attention peut ainsi quitter le flot des pensées pour se porter sur une perception concrète : la vibration dans le sternum, le ventre, une articulation, une jambe ou un autre endroit du corps.
C’est un aspect important du travail avec les diapasons.
Dans l’anxiété, nous cherchons souvent à interrompre les pensées. Avec le diapason, il n’est pas nécessaire de demander au mental de se taire. L’attention est simplement sollicitée autrement.
Il y a quelque chose à sentir.
Pourquoi travailler sur différentes zones du corps ?
L’anxiété ne se manifeste pas au même endroit chez tout le monde.
Certaines personnes la ressentent principalement dans la poitrine. D’autres parlent davantage d’un nœud ou d’une tension dans le ventre. Chez d’autres encore, elle prend la forme d’une agitation généralisée, de tensions musculaires ou d’une sensation d’instabilité.
En sonothérapie, les diapasons peuvent être utilisés sur différentes zones corporelles.
Dans certains protocoles, le travail se déroule progressivement sur plusieurs régions : tête, poignets, sternum, plexus solaire, abdomen, jambes ou pieds.
Le sternum et la région du plexus solaire occupent notamment une place importante dans certaines pratiques liées au stress et à l’anxiété.
Cette utilisation sur plusieurs zones permet surtout de ne pas réduire l’expérience anxieuse à ce qui se passe dans la tête.
Le corps entier participe à notre état.
Diapasons, vibrations et système nerveux
Le nerf vague joue un rôle important
dans la régulation du système nerveux autonome et dans les mécanismes qui permettent à l’organisme de passer d’un état de mobilisation à un état plus calme.
Le son et les vibrations constituent des stimulations sensorielles auxquelles notre organisme réagit. Des recherches menées sur les stimulations auditives et vibroacoustiques montrent qu’elles peuvent modifier certains paramètres de la variabilité de la fréquence cardiaque, utilisés pour observer la régulation du système nerveux autonome.
Le diapason présente à ce titre une particularité intéressante. Il associe une fréquence sonore précise à une vibration mécanique. Lorsqu’il est utilisé à proximité du corps, le son est entendu. Lorsqu’un diapason adapté est posé sur le corps, sa vibration est également ressentie et transmise localement.
Cette double perception, sonore et vibratoire, mobilise l’attention et la perception corporelle. Dans une séance consacrée au stress ou à l’anxiété, elle offre ainsi une voie d’accès différente de celle de la pensée : le travail passe directement par l’expérience sensorielle et corporelle.
Le son comme expérience sensorielle
Nous sommes constamment traversés
par des informations sensorielles.
Notre cerveau reçoit les sons, les sensations corporelles, les informations visuelles, les odeurs, la température ou encore les signaux provenant de l’intérieur du corps.
Une séance de sonothérapie réduit volontairement le nombre de sollicitations et donne davantage de place au son et à la sensation.
Avec les diapasons, cette expérience devient particulièrement précise.
Une vibration apparaît.
Elle augmente puis diminue.
Nous pouvons sentir qu’elle se diffuse davantage à certains endroits qu’à d’autres. Nous pouvons observer notre respiration, nos tensions ou simplement la manière dont notre corps reçoit cette stimulation.
Il n’y a pas nécessairement quelque chose à réussir.
Cette simplicité est une des particularités du diapason.
Anxiété : revenir à ce qui est ressenti
Lorsque l’anxiété est présente,
nous essayons souvent de comprendre pourquoi.
Pourquoi est-ce que je ressens cela ? Pourquoi maintenant ? Comment arrêter cette sensation ? Que dois-je faire pour que cela ne recommence pas ?
Ces questions sont légitimes, mais elles maintiennent parfois notre attention dans l’analyse.
Le travail corporel propose un autre point de départ.
Que se passe-t-il réellement dans mon corps ?
Où est la tension ?
Comment est ma respiration ?
Qu’est-ce que je perçois lorsque mon attention quitte quelques instants mes pensées ?
Le diapason peut accompagner cette observation parce que sa vibration fournit une sensation extérieure identifiable à laquelle le corps peut répondre.
Il ne s’agit pas de faire disparaître l’anxiété par une fréquence.
Il s’agit d’introduire une autre expérience sensorielle dans un organisme momentanément pris dans un état d’alerte.
Les diapasons dans ma pratique de la sonothérapie
Dans mes séances,
j’utilise les diapasons thérapeutiques et les fréquences sonores comme des outils de travail corporel et sensoriel.
Le choix des diapasons, des fréquences et des zones travaillées dépend de la séance et de ce qui se présente.
Le travail peut être centré sur le son et les vibrations ou s’intégrer plus largement à mon accompagnement en rééquilibrage énergétique et informationnel.
Je peux également associer cette approche à la bioanalogie ou à la clair-information psychique lorsque l’accompagnement amène à explorer non seulement ce qui est ressenti dans le corps, mais aussi la manière singulière dont une situation est vécue.
Avec les diapasons, le point de départ reste cependant très concret.
Une fréquence. Une vibration. Un corps qui la perçoit.
Et parfois, lorsqu’il n’est plus nécessaire de chercher immédiatement une réponse, l’attention peut simplement revenir vers ce qui est là.
Consultation à Naves-Parmelan (Annecy) ou en visio
Si cet article résonne en vous,
je vous accompagne dans cette démarche, en consultation en présentiel à Naves-Parmelan, près d’Annecy (Haute-Savoie), ou en visio où que vous soyez.
Stéphanie Poulakos
Rééquilibrage énergétique & informationnel · Bioanalogie · Clair-information psychique
Séances en cabinet près d’Annecy et à distance.
La sonothérapie et les pratiques énergétiques sont des approches complémentaires de bien-être. Elles ne se substituent pas à une consultation médicale, à un traitement ou à un accompagnement psychologique ou psychiatrique. Une anxiété importante, persistante ou invalidante nécessite l’avis d’un professionnel de santé.
