Aider, réparer, soutenir : qu’est-ce que cela dit de nous ?

aider, réparer soutenir : s'accueillir dans sa vulnérabilité

Nous pouvons nous penser disponibles, généreux, attentifs aux autres.

Nous aidons, nous soutenons, nous cherchons des solutions. Cela fait parfois tellement partie de notre fonctionnement que nous ne nous demandons plus ce qui nous pousse à agir ainsi.

Que révèle notre besoin d’aider les autres de notre propre fonctionnement ?

Et si, plutôt que de regarder ce que nous faisons pour l’autre, nous regardions ce qui se passe en nous lorsque nous ressentons le besoin d’aider ?

La question n’est pas de savoir s’il est bien ou mal d’aider. Elle est beaucoup plus intime : qu’est-ce qui, en moi, a besoin d’intervenir ?

Le besoin d’aider les autres : qu’est-ce que je cherche à sécuriser ?

Nous pensons généralement que notre aide est dirigée vers l’extérieur.

Une personne rencontre une difficulté et nous essayons de l’aider. Une situation nous préoccupe et nous cherchons une solution.

Mais avant même de regarder ce que vit l’autre, nous pouvons observer ce que cette situation provoque en nous.

Est-ce que je ressens de l’inquiétude ? De l’impuissance ? De l’inconfort ? Est-ce que j’ai immédiatement besoin de trouver une solution ? Est-ce difficile pour moi de rester simplement avec ce qui est, sans chercher à intervenir ?

Le besoin d’aider devient alors une possibilité de nous observer nous-mêmes.

Non pas pour juger notre comportement, mais pour reconnaître ce qui nous met en mouvement.

Le besoin d’être celui qui peut

Derrière l’aide peut parfois

apparaître une posture particulière : celle de vouloir être celui qui peut.

Celui qui tient. Celui qui sait quoi faire. Celui qui trouve une solution. Celui sur qui on peut compter.

Cette posture peut nous donner un sentiment de sécurité. Tant que nous sommes dans l’action, dans la recherche d’une solution ou dans le soutien, nous restons dans un espace que nous connaissons et que nous maîtrisons.

Mais que se passe-t-il lorsque nous ne pouvons rien faire ?

C’est souvent là que quelque chose de plus personnel apparaît.

Nous pouvons rencontrer notre impuissance, notre vulnérabilité, nos limites. Nous pouvons découvrir combien il est difficile de ne pas savoir, de ne pas contrôler ou de ne pas pouvoir modifier une situation.

Vouloir être celui qui peut nous permet parfois de ne pas rencontrer cette part de nous.

Pourquoi avons-nous besoin de modifier ce qui est ?

Nous passons beaucoup de temps

à essayer de modifier ce qui nous dérange. Nous cherchons des solutions, nous anticipons, nous contrôlons, nous réparons.

Derrière ces comportements peut se trouver une même intention : retrouver de la sécurité.

Il devient alors intéressant de ne plus regarder seulement ce que nous faisons, mais la nécessité intérieure qui nous pousse à le faire.

Pourquoi cette situation doit-elle changer pour que je puisse être tranquille ?

Pourquoi ai-je besoin de trouver une réponse ?

Qu’est-ce qui devient inconfortable en moi lorsque je ne peux rien faire ?

Ce questionnement nous ramène à nous-mêmes. L’événement extérieur n’est plus le centre de l’observation. Il devient ce qui nous permet de reconnaître notre propre fonctionnement.

Rencontrer notre vulnérabilité

Nous cherchons souvent à éviter notre vulnérabilité

parce que nous l’associons à une faiblesse. Nous préférons nous sentir capables, solides et en maîtrise de ce qui nous arrive.

Pourtant, reconnaître notre vulnérabilité ne signifie pas devenir faible. Cela consiste simplement à reconnaître que nous ne maîtrisons pas tout, que nous ne savons pas toujours et que nous ne pouvons pas nécessairement modifier ce qui est.

Il en va de même pour l’impuissance.

Nous pouvons passer beaucoup d’énergie à lutter contre elle. Nous faisons davantage, cherchons davantage, contrôlons davantage. Nous essayons de retrouver une capacité d’action.

Mais que se passe-t-il si, pour un instant, nous n’essayons plus de sortir de cette impuissance ?

Nous pouvons alors observer ce qu’elle vient toucher en nous.

C’est peut-être là que commence un véritable retour à soi.

Reconnaître plutôt que corriger

Prendre conscience de nos mécanismes

ne signifie pas devoir les supprimer.

Si je découvre que j’ai besoin d’aider pour me sentir utile, que je contrôle pour me rassurer ou que je cherche immédiatement une solution parce que l’incertitude m’est difficile, je pourrais être tenté de vouloir changer ce fonctionnement.

Mais je reproduirais alors le même mouvement : quelque chose en moi ne me convient pas, donc je dois le modifier.

La reconnaissance propose autre chose.

Elle consiste à voir ce qui est là, sans immédiatement chercher à le corriger.

Reconnaître que j’ai besoin de contrôler.

Reconnaître que je supporte difficilement l’impuissance.

Reconnaître que j’ai besoin d’être celui qui peut.

Non pas pour m’y enfermer, mais pour ne plus être entièrement conduit par ces mécanismes.

Ce que propose la bioanalogie

C’est dans cette démarche que s’inscrit pour moi la bioanalogie.

Elle permet de regarder une situation non seulement à travers ce qui nous arrive, mais à travers ce qu’elle révèle de notre manière de fonctionner.

Il ne s’agit pas de chercher une nouvelle solution ni de déterminer ce que nous devrions changer. Il s’agit de reconnaître les mécanismes, les adaptations et les nécessités qui se manifestent dans notre manière de vivre une situation.

Ce déplacement est important.

La question n’est plus seulement : « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? » ou « Comment faire pour que cela change ? »

Elle devient : « Qu’est-ce que cette situation me permet de reconnaître de mon propre fonctionnement ? »

À partir de cette reconnaissance, quelque chose peut évoluer sans que nous ayons nécessairement à le provoquer.

Revenir à soi

Aider, contrôler, anticiper, réparer ou chercher des solutions

ne sont donc pas des comportements à condamner.

Ils peuvent devenir des portes d’entrée vers une meilleure reconnaissance de soi.

Chaque fois qu’un comportement devient nécessaire, répétitif ou difficile à ne pas reproduire, nous pouvons nous demander ce qu’il cherche à préserver.

Qu’est-ce que je cherche à éviter ?

Qu’est-ce que je cherche à sécuriser ?

Qu’est-ce que je ne veux pas ressentir ?

Et surtout : puis-je reconnaître cet espace en moi sans chercher immédiatement à le transformer ?

Revenir à soi, ce n’est peut-être pas devenir différent.

C’est commencer par reconnaître ce qui est déjà là.

Mon accompagnement à Annecy

Dans mon approche,

la bioanalogie, la clair-information psychique, CQPoints et la sonothérapie permettent d’aborder sous différents angles ce qui se manifeste dans une situation.

Il ne s’agit pas de chercher ce qu’il faudrait corriger en soi, mais de mettre en lumière ce qui agit parfois à notre insu : nos adaptations, nos mécanismes de protection et les espaces depuis lesquels nous réagissons.

Cette reconnaissance peut ouvrir un autre mouvement, non plus construit à partir de la nécessité de changer ce qui est, mais à partir d’une perception plus claire de soi.

Consultation à Naves-Parmelan (Annecy) ou en visio

Si cet article résonne en vous,

je vous accompagne dans cette démarche, en consultation en présentiel à Naves-Parmelan, près d’Annecy (Haute-Savoie), ou en visio où que vous soyez.

Stéphanie Poulakos

Rééquilibrage énergétique & informationnel · Bioanalogie · Clair-information psychique
Séances en cabinet près d’Annecy et à distance.

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