Diapasons lestés et non lestés : comment le corps ressent-il les vibrations ?

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Nous connaissons les sons

par ce que nous entendons. Mais un son est aussi une vibration, et cette vibration peut être ressentie directement dans le corps.

C’est notamment ce qui rend l’utilisation des diapasons intéressante en sonothérapie. Selon leur fréquence, leur conception et la manière dont ils sont utilisés, ils sollicitent notre perception auditive ou tactile.

Certaines vibrations sont ressenties localement, d’autres semblent se diffuser davantage. Elles peuvent s’accompagner d’une détente, d’un relâchement musculaire ou parfois d’une émotion qui émerge.

Comment expliquer ces différentes sensations ? Que se passe-t-il lorsque les vibrations entrent en contact avec notre corps ?

Qu’est-ce qui différencie un diapason lesté d’un diapason non lesté ?

Un diapason est un instrument

qui produit une vibration mécanique à une fréquence déterminée, exprimée en hertz (Hz).

Cette fréquence correspond au nombre d’oscillations effectuées chaque seconde.

En sonothérapie, deux grandes catégories de diapasons sont utilisées.

Les diapasons lestés : ressentir la vibration dans le corps

Les diapasons lestés possèdent des masses fixées à leurs branches. Ils sont particulièrement adaptés à une utilisation par contact.

Lorsqu’un diapason activé est posé sur une zone corporelle, une partie de son énergie vibratoire est transmise aux tissus.

La personne peut ressentir un frémissement, un bourdonnement, une vibration localisée ou une sensation plus diffuse.

Cette perception varie selon la fréquence utilisée, l’intensité de la vibration, la zone stimulée et la sensibilité de chacun.

Les diapasons lestés permettent ainsi d’aborder le son par une expérience directement corporelle.

Les diapasons non lestés : percevoir le son dans l’espace

Les diapasons non lestés sont principalement utilisés pour leur sonorité.

Ils peuvent être activés individuellement ou associés à d’autres fréquences, créant des intervalles musicaux et différentes expériences acoustiques.

Le son se propage dans l’air sous forme de variations de pression, qui sont captées par l’oreille puis traitées par le système auditif.

Dans ma pratique, ces diapasons sont également utilisés autour du corps, selon une approche énergétique.

L’utilisation des diapasons lestés et non lestés est complémentaire. L’une privilégie le contact vibratoire, l’autre la perception sonore, même si les deux dimensions peuvent être présentes simultanément.

Pourquoi les fréquences graves et aiguës sont-elles ressenties différemment ?

Un diapason

de 32 Hz effectue 32 oscillations par seconde, tandis qu’un diapason de 256 Hz en effectue 256.

Les fréquences graves correspondent à des oscillations plus lentes. Les fréquences élevées correspondent à des oscillations plus rapides.

Ces différences influencent la hauteur du son et peuvent modifier les sensations vibratoires.

Les fréquences très graves peuvent être davantage ressenties sous forme de pulsations ou de vibrations tactiles, tandis que les fréquences plus élevées peuvent être plus facilement identifiées comme des sons.

Cependant, une fréquence grave n’est pas nécessairement plus puissante ou plus pénétrante qu’une fréquence aiguë.

La transmission dépend également de l’amplitude de la vibration, de la conception du diapason, de la pression exercée et des caractéristiques des tissus.

C’est pourquoi deux diapasons differents ne produisent pas nécessairement les mêmes sensations, même lorsqu’ils sont utilisés sur une zone corporelle identique.

Fascias, vibrations et système nerveux : comment le corps réagit-il ?

Lorsqu’un diapason lesté

est appliqué sur le corps, ses vibrations mécaniques se transmettent aux tissus environnants : la peau, les muscles, les structures osseuses, mais aussi les fascias.

Les fascias sont des tissus conjonctifs présents dans l’ensemble du corps. Ils enveloppent, séparent et relient différentes structures anatomiques. Ils participent notamment au soutien des tissus, à leur mobilité et à la transmission des contraintes mécaniques.

Mais leur rôle ne se limite pas à cette fonction structurelle.

Les fascias participent aussi à notre perception corporelle

Les fascias possèdent une innervation sensitive. Certaines de leurs terminaisons nerveuses participent à la perception des contraintes mécaniques, des mouvements et parfois de la douleur.

Ils font ainsi partie des structures susceptibles de contribuer aux informations sensorielles que notre système nerveux reçoit en permanence.

Cette perception corporelle fait notamment intervenir la proprioception, qui nous renseigne sur la position et les mouvements de notre corps.

Il ne faut toutefois pas confondre cette fonction avec la perception directe des vibrations. Celle-ci repose notamment sur des mécanorécepteurs spécialisés, présents dans la peau et d’autres tissus.

Parmi eux, les corpuscules de Pacini sont particulièrement sensibles aux vibrations rapides.

Lorsqu’ils sont stimulés, ces récepteurs transforment une déformation mécanique en signaux nerveux transmis au système nerveux central.

Le diapason de 128 Hz est d’ailleurs utilisé dans certains examens neurologiques pour évaluer la sensibilité vibratoire.

Pourquoi une vibration peut-elle être ressentie au-delà du point de contact ?

Lorsque nous posons un diapason

sur une région du corps, la sensation n’est pas nécessairement limitée à l’endroit où il est appliqué.

La vibration peut se propager à travers plusieurs tissus, selon leur composition, leur rigidité, leur organisation et la fréquence utilisée.

Les fascias participent à cet environnement mécanique, aux côtés des muscles, des os et des autres tissus conjonctifs.

La sensation perçue dépend également de la manière dont le système nerveux traite les informations reçues.

C’est pourquoi une personne peut ressentir une vibration très localisée, tandis qu’une autre la décrira comme plus diffuse.

Cela ne signifie pas nécessairement que la vibration atteint toutes les régions où elle semble être ressentie. La perception corporelle est aussi une construction du système nerveux.

Quel lien avec le relâchement corporel ?

Les tensions corporelles

ne sont pas uniquement des phénomènes mécaniques. Elles peuvent également être associées à notre état de vigilance, à notre respiration, à notre activité musculaire et à notre manière de percevoir le corps.

Une stimulation vibratoire peut modifier les sensations ressenties dans une région et attirer notre attention vers celle-ci.

Au cours d’une séance, cela peut s’accompagner d’une détente, d’un relâchement musculaire ou d’une impression de libération physique.

Les interactions entre les informations sensorielles, l’attention et les réactions du système nerveux constituent des pistes intéressantes pour comprendre ces manifestations.

Nous pouvons donc distinguer deux phénomènes : la transmission réelle des vibrations à travers les tissus, dont les fascias, et l’expérience de relâchement que la personne peut ressentir.

Ces phénomènes peuvent être associés sans que leur relation exacte soit encore entièrement expliquée dans le cadre de la sonothérapie.

Pourquoi une vibration peut-elle s’accompagner d’un relâchement émotionnel ?

Nos émotions

ne sont pas indépendantes de notre corps.

Elles peuvent s’accompagner de modifications respiratoires, de tensions musculaires, de sensations abdominales ou thoraciques.

Lorsque nous portons davantage attention à notre corps, nous pouvons devenir plus conscients de ces manifestations.

Une stimulation vibratoire peut participer à cette expérience en attirant notre attention vers une région corporelle.

Prenons l’exemple d’un diapason lesté appliqué sur le sternum.

Cette zone est associée au chakra du cœur en énergétique. Elle se situe également dans une région où nous percevons les mouvements de notre respiration et certaines sensations thoraciques.

La vibration stimule les récepteurs sensoriels de la zone de contact. La personne peut ressentir une modification de ses sensations corporelles, un relâchement ou parfois une émotion qui apparaît.

Certaines personnes décrivent alors un sentiment de soulagement ou une véritable libération émotionnelle.

Ces expériences peuvent être importantes pour celles qui les vivent.

Les sensations corporelles et les émotions sont étroitement liées. Une émotion peut se manifester physiquement dans une région du corps, à travers une tension, une contraction ou une sensation particulière.

L’application de diapasons et l’association de certaines fréquences peuvent accompagner un relâchement de ces tensions, parfois ressenti comme une véritable libération émotionnelle.

Plusieurs mécanismes peuvent contribuer à l’expérience : la stimulation tactile, l’attention portée aux sensations, la respiration, les associations personnelles et le contexte de la séance.

La libération émotionnelle peut donc décrire un ressenti vécu, sans que nous ayons besoin de lui attribuer systématiquement une explication biologique unique.

Pourquoi chacun réagit-il différemment aux diapasons ?

Une même fréquence

ne produit pas nécessairement la même expérience chez deux personnes.

Certaines ressentent intensément les vibrations. D’autres les perçoivent plus discrètement.

Une séance peut s’accompagner d’une détente profonde, d’un relâchement physique, d’une émotion ou simplement d’un moment de calme.

Ces différences dépendent notamment de la sensibilité sensorielle, de l’attention, de l’état du moment et de l’expérience personnelle.

Il n’existe donc pas une réaction attendue pour chaque fréquence.

Une personne qui ne ressent pas d’émotion ou de changement particulier n’est pas pour autant moins réceptive ou engagée dans sa séance.

L’intérêt est de respecter la singularité de chaque expérience, sans chercher à provoquer une manifestation particulière.

Comment j’utilise les diapasons dans mon accompagnement

Dans ma pratique

du rééquilibrage énergétique et informationnel, j’utilise différentes fréquences sonores et vibratoires, avec des diapasons lestés et non lestés.

Les diapasons lestés sont appliqués sur des zones corporelles ou certains points issus des traditions énergétiques. Les diapasons non lestés sont utilisés pour leur dimension sonore et dans le travail énergétique autour du corps.

Le choix des fréquences, des associations et des points d’application s’inscrit dans une approche individualisée.

Je tiens compte de ce qui amène la personne en séance, de son vécu et de ce que je perçois au cours de l’accompagnement.

Selon le thème abordé, les diapasons peuvent également être associés à la bioanalogie ou à la clair-information psychique.

Une expérience sonore, corporelle et vivante

Les diapasons

nous permettent de découvrir le son autrement que par l’audition. Leurs vibrations se transmettent au corps, sollicitent notre système nerveux et peuvent accompagner un relâchement physique et émotionnel.

Dans mon accompagnement, les fréquences sonores participent à une recherche de cohérence et de fluidité entre les différentes dimensions de notre être : corporelle, émotionnelle et énergétique.

Il ne s’agit pas de chercher à corriger ou à transformer ce que nous sommes, mais de permettre à ce qui nous constitue de retrouver davantage de cohésion, de mouvement et de liberté d’expression.

Comme une manière de laisser circuler plus librement ce souffle de vie qui nous anime.

Consultation à Naves-Parmelan (Annecy) ou en visio

Les séances avec diapasons se déroulent en présentiel

Stéphanie Poulakos

Rééquilibrage énergétique & informationnel · Bioanalogie · Clair-information psychique
Séances en cabinet près d’Annecy et à distance.


La sonothérapie et les pratiques énergétiques sont des approches complémentaires de bien-être. Elles ne se substituent pas à une consultation médicale, à un traitement ou à un accompagnement psychologique ou psychiatrique. Une anxiété importante, persistante ou invalidante nécessite l’avis d’un professionnel de santé.

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