
On entend souvent qu’il faut « accepter ce qui est ».
Mais lorsqu’on traverse une séparation, un deuil, une maladie, un conflit, une injustice ou simplement une période difficile, cette idée peut être compliquée à entendre.
Comment accepter quelque chose que l’on n’a pas choisi et que l’on aurait profondément souhaité ne pas vivre ?
C’est peut-être justement parce que nous confondons souvent accueillir, accepter et se résigner.
Accueillir une situation ne signifie pas la trouver juste, l’approuver ou renoncer à la changer. Il s’agit avant tout de reconnaître ce qui est déjà là et ce que cette situation provoque en nous.
Accueillir ce que nous vivons
Lorsqu’une situation nous affecte, elle peut faire émerger de nombreuses réactions : de la peur, de la colère, de la tristesse, un sentiment d’injustice, de l’impuissance ou encore de l’insécurité.
Notre premier réflexe est souvent de vouloir faire disparaître ces ressentis.
Nous cherchons à comprendre pourquoi nous nous sentons ainsi, à trouver une solution ou à retrouver au plus vite un état dans lequel nous nous sentirons mieux.
Cette réaction est naturelle.
Mais elle peut aussi nous conduire à lutter contre ce que nous ressentons.
Accueillir consiste d’abord à reconnaître honnêtement notre expérience : c’est ce que je vis aujourd’hui et c’est ce que cette situation fait émerger en moi.
Cela ne veut pas dire que nous souhaitons rester dans cet état. Cela signifie simplement que nous cessons de nier ou de combattre ce qui est déjà présent.
Accueillir ne signifie pas se résigner
La différence est importante.
La résignation consiste à penser que nous ne pouvons rien faire et que nous devons subir une situation.
Accueillir ne nous empêche absolument pas d’agir.
Je peux reconnaître ma colère et décider de poser une limite.
Je peux accueillir ma peur et malgré tout prendre une décision.
Je peux reconnaître qu’une situation me fait souffrir et choisir de m’en éloigner.
Je peux accueillir ma tristesse sans chercher immédiatement à la faire disparaître.
Reconnaître ce que je vis ne signifie donc pas renoncer à changer ce qui peut l’être.
Cela permet simplement de partir de la réalité telle qu’elle est aujourd’hui plutôt que de celle que j’aurais voulu vivre.
Quand nous luttons contre ce que nous ressentons
Une partie de notre souffrance peut parfois venir de l’événement lui-même, mais une autre peut être entretenue par la lutte que nous menons contre notre propre expérience.
Nous pouvons penser :
« Cela n’aurait pas dû arriver. »
« Je ne devrais pas ressentir cela. »
« Je devrais avoir dépassé cette situation depuis longtemps. »
« Pourquoi est-ce que je réagis encore comme ça ? »
Nous ajoutons alors une difficulté supplémentaire : non seulement nous vivons quelque chose de douloureux, mais nous refusons également la manière dont nous le vivons.
L’accueil permet de sortir progressivement de cette opposition avec soi-même.
Il ne fait pas nécessairement disparaître la difficulté. Il change notre manière d’être en relation avec elle.
Se rencontrer sans chercher immédiatement à se changer
Nous avons souvent appris à considérer certaines parties de nous comme des problèmes à résoudre.
Une peur doit être dépassée.
Une blessure doit être réparée.
Un comportement doit être corrigé.
Un schéma doit disparaître.
Bien sûr, comprendre nos fonctionnements peut nous aider à évoluer. Mais vouloir constamment nous transformer peut aussi devenir une manière de refuser ce que nous sommes aujourd’hui.
Nous pouvons alors passer beaucoup de temps à chercher une version de nous-mêmes que nous imaginons plus sereine, plus confiante, plus libre ou plus accomplie.
Or nos réactions actuelles ne sont pas apparues par hasard.
Nos expériences, nos blessures, nos croyances, nos mécanismes de protection et notre histoire ont participé à construire notre manière de percevoir et de vivre le monde.
Les rencontrer ne signifie pas s’y enfermer.
Cela signifie essayer de comprendre ce qui agit en nous, parfois à notre insu.
Accueillir son histoire sans vouloir la refaire
Nous pouvons passer beaucoup d’énergie à imaginer ce qui aurait pu ou dû être différent.
Si j’avais fait un autre choix.
Si cette personne avait agi autrement.
Si cet événement n’avait pas eu lieu.
Si j’avais compris plus tôt.
Mais notre histoire ne peut pas être réécrite.
En revanche, la manière dont nous sommes aujourd’hui en relation avec cette histoire peut évoluer.
S’accueillir, c’est aussi reconnaître que nous avons traversé les événements avec les ressources, la compréhension et les possibilités qui étaient les nôtres à ce moment-là.
Il ne s’agit pas de considérer que tout était juste ou souhaitable, mais de reconnaître que cela fait désormais partie de notre expérience.
La transformation commence peut-être par cette reconnaissance
Nous imaginons souvent la transformation comme le passage de ce que nous sommes vers ce que nous aimerions devenir.
Pourtant, vouloir absolument changer peut parfois maintenir l’idée qu’il y aurait quelque chose qui ne va pas en nous.
« Quand je n’aurai plus peur, je serai libre. »
« Quand j’aurai réglé cette blessure, je pourrai enfin avancer. »
« Quand je ne fonctionnerai plus comme cela, je serai enfin moi-même. »
Et si la transformation pouvait commencer autrement ?
Non pas en cherchant immédiatement à supprimer ce qui nous dérange, mais en comprenant ce que cela vient exprimer.
Oser rencontrer ses blessures, ses peurs, ses réactions et ses mécanismes permet parfois de mettre en lumière une réalité intérieure que nous ne percevions pas jusque-là.
Cette prise de conscience peut alors ouvrir naturellement une autre manière de vivre la situation.
« Il ne manque rien » ne signifie pas que tout est parfait
Dire qu’il ne manque rien à l’instant présent peut facilement être mal compris.
Cela ne signifie pas que tout ce que nous vivons est agréable, juste ou souhaitable.
Cela signifie simplement que ce qui est présent à cet instant constitue la réalité de notre expérience.
Si la peur est là, elle est là.
Si la colère est là, elle est là.
Si l’envie de changer est là, elle aussi fait partie de l’expérience.
Il ne s’agit donc pas de rendre la réalité parfaite, mais de cesser de la déformer pour qu’elle corresponde à ce que nous pensons qu’elle devrait être.
C’est à partir de cette reconnaissance que quelque chose peut réellement évoluer.
Accompagner ce qui demande à être rencontré
C’est dans cette démarche que s’inscrit mon accompagnement en rééquilibrage énergétique et informationnel.
Mon approche consiste notamment à mettre en lumière ce qui peut agir de manière consciente ou inconsciente derrière certaines difficultés, réactions émotionnelles ou schémas répétitifs, tout en prenant en compte la personne dans sa globalité.
J’utilise pour cela différentes approches complémentaires.
La Bioanalogie permet d’explorer le sens que peut prendre une expérience dans notre histoire et la manière singulière dont nous la vivons.
La Clair-information psychique permet d’accéder à certaines informations qui peuvent émerger au cours de l’accompagnement et d’éclairer ce qui se joue derrière une problématique.
Les fréquences sonores, utilisées notamment en sonothérapie, proposent quant à elles un travail différent, davantage centré sur le ressenti, la détente et la régulation.
Ces approches ne cherchent pas à imposer une transformation ni à définir ce que la personne devrait devenir. Elles proposent un espace pour mieux comprendre ce qui est vécu, rencontrer ce qui demande à l’être et permettre qu’un nouvel équilibre puisse émerger.
Car accueillir n’est pas se résigner.
C’est reconnaître ce qui est là aujourd’hui, pour pouvoir ensuite avancer avec davantage de conscience, de clarté et de liberté intérieure.
Stéphanie Poulakos
Rééquilibrage énergétique & informationnel · Bioanalogie · Clair-information psychique
Séances en cabinet près d’Annecy et à distance.
