Qu’est-ce qu’une intention ? Comprendre ce qui oriente réellement nos choix

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Nous parlons souvent d’intention.

Comme poser une intention.
Avoir l’intention de changer.
Décider d’aller vers quelque chose de nouveau.

Mais une intention est-elle simplement quelque chose que nous voulons ? N’est-elle pas parfois le fruit de notre mental qui cherche une solution à une situation inconfortable ?

Nous pouvons vouloir changer de travail, améliorer une relation, nous sentir mieux ou sortir d’une situation difficile. Pourtant, derrière un même objectif peuvent se trouver des motivations très différentes.

C’est pourquoi il me semble intéressant de ne pas seulement se demander :

« Qu’est-ce que je veux ? »

mais aussi :

« Qu’est-ce qui oriente réellement ce que je veux ? »

Une intention n’est pas un objectif.

Un objectif définit généralement un résultat.

« Je veux obtenir ce poste. »

« Je veux que cette relation continue. »

« Je veux déménager. »

L’intention se situe à un autre niveau. Elle donne une direction, elle oriente.

Par exemple :

« Je souhaite évoluer vers une activité dans laquelle je puisse davantage exprimer mes compétences. »

ou :

« Je souhaite pouvoir vivre cette relation en me positionnant plus clairement. »

La différence est importante.

Lorsque nous fixons uniquement le résultat, nous pouvons avoir tendance à considérer qu’une seule solution est possible.

Lorsque nous choisissons une direction, plusieurs possibilités peuvent apparaître.

L’intention ne consiste donc pas à déterminer à l’avance ce qui doit arriver.

Elle nous donne une orientation tout en laissant ouverte la manière dont celle-ci pourra prendre forme..

Mais d’où vient notre intention ?

C’est probablement la question essentielle.

Nous pouvons parfois confondre intention, volonté et décision, comme si le simple fait d’avoir décidé quelque chose suffisait à déterminer ce qui est juste pour nous.

Mais qui décide ? Et qu’est-ce qui motive réellement ce choix ?

Prenons l’exemple d’une personne qui dit :

« Mon intention est de sauver mon couple. »

Cette intention peut correspondre à un désir réel de poursuivre la relation.

Mais elle peut aussi être influencée par la peur d’être seule, le sentiment d’échec, le besoin d’être rassurée ou la difficulté à envisager une séparation.

Cela ne signifie pas que son intention est mauvaise ou qu’elle devrait quitter son conjoint.

Cela signifie simplement qu’avant de prendre certaines décisions, il peut être utile de percevoir ce qui se joue derrière ce que nous pensons vouloir.

L’intention peut alors évoluer.

Elle pourrait devenir, par exemple :

« Je souhaite pouvoir me positionner dans cette relation sans agir uniquement depuis ma peur de la perdre. »

La situation extérieure est la même.

Mais l’orientation intérieure n’est plus tout à fait la même.

Une intention qui peut évoluer

Nous parlons souvent de « poser une intention »,

comme s’il suffisait de décider mentalement de ce que nous voulons.

Je préfère envisager l’intention comme une orientation vivante, susceptible d’évoluer à mesure que notre perception change et que nous reconnaissons plus clairement ce qui nous anime.

Car nos choix sont aussi influencés par notre histoire, nos croyances, nos peurs et les stratégies que nous avons développées pour nous adapter à ce que nous avons vécu.

Il peut alors être intéressant de distinguer :

« Ce que je veux. »

« Ce que je pense devoir vouloir. »

« Ce que je cherche à éviter. »

« Ce dont j’ai peur. »

« Ce qui correspond réellement à ma direction aujourd’hui. »

Il ne s’agit donc pas de s’accrocher à une intention, mais de lui permettre d’évoluer avec ce que nous découvrons de nous-mêmes.

De l’intention aux potentialités

Lorsque nous pensons qu’une seule réponse est possible,

notre champ de possibilités se réduit.

Si je suis convaincu que :

« Pour être reconnu dans mon travail, je dois réussir ce projet »,

L’échec de ce projet devient extrêmement menaçant.

Mais si je reconnais que ce que je recherche profondément est de pouvoir exprimer mes compétences et être reconnu pour ce que j’apporte, d’autres possibilités peuvent devenir envisageables :

Un autre projet, une nouvelle fonction, une collaboration, une formation ou simplement un autre positionnement dans mon activité actuelle.

C’est dans ce sens que je parle de nouvelles potentialités.

Une potentialité est ici une possibilité qui devient accessible parce que notre manière de percevoir la situation s’est élargie.

L’intention comme orientation vers un futur ouvert

Les travaux de Philippe Guillemant sur le temps,

la conscience et le libre arbitre proposent une lecture intéressante de cette question.

Dans son modèle, le futur ne serait pas nécessairement constitué d’une seule trajectoire déjà déterminée. Plusieurs futurs potentiels pourraient exister, avec des moments de bifurcation au cours desquels différentes trajectoires deviennent possibles.

Dans cette vision, l’intention peut être envisagée comme une orientation donnée à notre trajectoire plutôt que comme la volonté d’imposer un événement précis.

Cette proposition offre une manière intéressante de penser notre rapport à l’avenir

Nous pouvons avoir une direction sans connaître à l’avance la forme exacte que prendra le chemin.

Il s’agit d’un modèle proposé par Philippe Guillemant et non d’un fait scientifiquement établi. Mais cette représentation m’intéresse parce qu’elle rejoint une question très concrète :

Que devient notre perception d’une situation lorsque nous cessons de croire qu’une seule issue est possible ?

Intention et attention

Une intention modifie également ce à quoi nous sommes attentifs.

Lorsque nous savons davantage dans quelle direction nous souhaitons aller, certaines possibilités peuvent prendre un autre sens.

Une conversation peut devenir importante.

Une rencontre peut ouvrir une piste.

Une proposition que nous aurions auparavant écartée peut être reconsidérée.

Une situation difficile peut également nous amener à regarder autrement ce que nous voulons réellement.

On peut parler synchronicités. Sans chercher nécessairement à attribuer une signification à chaque événement, certaines situations peuvent prendre une résonance particulière au regard de l’intention qui nous anime.

C’est pourquoi intention et attention sont complémentaires.

L’intention donne une direction.
L’attention permet de reconnaître ce qui se présente.

Une intention n’est ni une pensée positive ni une formule magique

L’intention ne remplace pas l’action.

Si je souhaite changer de travail, certaines démarches seront probablement nécessaires.

Si je souhaite modifier ma manière de vivre une relation, je devrai peut-être communiquer différemment ou poser certaines limites.

Si je souhaite développer un projet, il faudra agir concrètement.

L’intention donne une orientation à l’action, mais elle ne permet pas de contrôler les événements, les circonstances ou les décisions des autres.

C’est pourquoi je préfère parler d’ouverture à des potentialités plutôt que de « manifestation ».

Il ne s’agit pas de penser suffisamment fort à quelque chose pour que cela arrive, mais de clarifier une direction tout en restant disponible à ce qui peut émerger.

C’est aussi dans ce sens que le lâcher-prise peut avoir une signification très concrète : agir dans une direction sans chercher à contrôler entièrement la forme que prendra le chemin.

L’intention dans mon approche d’accompagnement

Cette manière d’envisager l’intention rejoint directement mon approche de la reconnaissance de soi.

Lors d’un accompagnement, il ne s’agit pas de déterminer ce que la personne devrait vouloir ni de lui indiquer quelle décision prendre.

Il s’agit plutôt d’éclairer ce qui peut influencer sa manière de vivre une situation et de se positionner.

La bioanalogie et la clair-information psychique peuvent notamment permettre d’explorer ce qui se joue derrière une problématique ou derrière ce que nous pensons vouloir.

Le travail psycho-énergétique et l’utilisation des fréquences sonores proposent une autre voie, davantage liée au ressenti, à la perception et à la régulation intérieure.

Ces différentes approches ont pour moi un point commun :

Rendre perceptible ce qui ne l’était pas encore.

Lorsque certains mécanismes deviennent plus clairs, la personne peut regarder sa situation autrement.

Elle ne dispose pas nécessairement d’une réponse immédiate, mais elle peut retrouver davantage de choix.

Et c’est précisément à cet endroit que de nouvelles potentialités peuvent apparaître.

Une intention ne garantit pas un résultat.

Elle n’empêche pas l’imprévu.

Elle ne remplace pas l’action.

Mais elle peut nous permettre de mieux reconnaître ce qui oriente nos choix, tout en restant ouverts à des possibilités que nous ne percevions pas jusque-là tout en respectant ce qui est juste pour soi.

La question n’est alors plus seulement :

« Qu’est-ce que je veux obtenir ? »

mais :

« Depuis quel endroit est-ce que je fais ce choix, et dans quelle direction ai-je réellement envie d’avancer ? »

Stéphanie Poulakos

Rééquilibrage énergétique & informationnel · Bioanalogie · Clair-information psychique
Séances en cabinet près d’Annecy et à distance.

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