
Illustration inspirée des concepts de la bioanalogie développée par Jean-Philippe Brébion.
✨Une lecture en bioanalogie
« Tu as droit à l’action, mais jamais à ses fruits. »
— Bhagavad Gita
Cette phrase issue de la Bhagavad Gita ouvre un espace de réflexion essentiel.
Elle ne parle pas de renoncement, mais d’un autre rapport à l’action, à l’expérience et à la vie.
Et si agir ne consistait pas à obtenir un résultat,
mais à se réajuster à chaque instant ?
✨Expérimenter plutôt que contrôler
En bioanalogie, expérimenter la vie ne consiste pas à savoir où l’on va,
mais à rester présent à ce qui se vit ici et maintenant.
Lorsque l’action est guidée par l’attente d’un résultat,
elle se rigidifie.
Lorsque l’attention se porte sur l’ajustement,
l’action redevient vivante.
Le véritable mouvement n’est peut-être pas ce que l’on obtient,
mais la capacité à se transformer en chemin.
✨Les limites : un espace de rencontre
Nos limites sont souvent perçues comme des contraintes.
Pourtant, elles ne sont ni fixes ni opposées à la liberté.
Elles se modulent dans la rencontre :
avec soi, avec l’autre, avec une situation.
- Quand la sécurité intérieure est fragile, les limites se ferment.
- Quand la confiance est là, elles s’ouvrent.
- Quand la saturation apparaît, une énergie — parfois la colère — peut émerger pour permettre un repositionnement.
Les limites ne sont pas des murs.
Elles sont le lieu vivant où l’intérieur et l’extérieur se rencontrent.
✨Action juste et respect de soi
Une action juste n’est pas parfaite.
Elle est ajustée.
Elle naît de l’écoute du corps, du rythme, de ce qui est possible à l’instant.
Elle suppose aussi de se respecter dans la forme que l’on incarne,
avec ses limites actuelles, sans jugement.
La liberté ne se vit pas hors de ce cadre,
mais à l’intérieur même de ces limites vivantes.
✨Sortir de la survie
Lorsque la sécurité intérieure est absente,
nous fonctionnons souvent depuis des mécanismes de survie :
contrôle, retrait, hyperadaptation.
Ces mécanismes ont un sens.
Ils ont protégé.
Mais ils ne sont pas toujours ajustés à la réalité du présent.
Un accompagnement respectueux du vivant soutient progressivement
le retour à une sécurité intérieure,
afin que d’autres choix deviennent possibles.
La limite n’est pas un obstacle,
mais le lieu vivant où l’intérieur et l’extérieur se rencontrent
et s’ajustent pour nous rendre libres.
✨Pour aller plus loin
Cette réflexion s’inscrit dans une lecture plus large du vivant,
des limites et de la liberté intérieure.
👉 Découvrir Mon approche de l’accompagenement
👉 Découvrir Découvrir la bioanalogie et la clé de naissance
—
Stéphanie Poulakos
Accompagnante du Vivant
